Prévention

SOMMAIRE 


Le fluor

Le fluor est un constituant essentiel du squelette et de l’émail dentaire. La solidité de cet émail exige qu’une petite quantité de fluor s’intègre dans sa structure. Le fluor sous forme de comprimés n’est plus indispensable. En effet, on retrouve du fluor dans beaucoup d’aliments (dont le sel), mais aussi dans l’eau de distribution et les eaux minérales, et bien sûr les dentifrices.

  

Les soins préventifs :

 

    A) La radiographie reste un élément de dépistage essentiel, avec la consultation clinique.

Il existe plusieurs types d’examens radiologiques : 

Le cliché rétroalvéolaire. C’est une radiographie de petite taille prise dans la bouche du patient et qui enregistre 2 ou 3 dents. Elle permet de voir les caries, la qualité des traitements déjà réalisés et les pertes de tissus de soutien de la dent.

Le cliché panoramique. Cet examen devrait être systématique pour ne pas passer à côté d’une pathologie. Toutes les dents sont radiographiées sur le même cliché, les 2 maxillaires, les articulations temporo-mandibulaires, et les sinus.

Cet examen permet de déceler de nombreux problèmes :

  • Les dents incluses
  • L’étendue des kystes dentaires
  • Les agénésies (absence de germes dentaires)
  • Les dents surnuméraires
  • L’évaluation générale de la perte de l’os de soutien des dents : important pour la pose des implants
  • Les tumeurs.

Notre cabinet dentaire dispose de cet appareillage.

        → La panoramique 3D (scanner cone beam) comme son nom l’indique, elle permettra de visualiser en 3D, ce qui est particulièrement important pour l’analyse de cas en implantologie, en chirurgie, ou visualiser le volume exact des dents avant extraction (notamment près d’obstacles anatomiques tels que nerf dentaire, proximité de sinus…)

Notre cabinet est équipé d'un scanner cône beam.

 

B) Les sealents (ou scellement des sillons des dents).

80% des caries sont des caries de sillons. Le scellement ferme hermétiquement les zones vulnérables afin de stopper la génération des bactéries et d’empêcher leur développement. (voir photos)

Cet examen est pris en charge par la sécurité sociale avant 14 ans, et sur les molaires uniquement.

Chez les enfants à risque carieux faible, cette thérapeutique n’est pas indiquée.

 

C) Les détartrages. Le détartrage consiste à enlever le tartre qui s’est accumulé sur les dents. Contrairement à la plaque dentaire, le tartre ne peut pas être éliminé par la brosse à dents.

Il existe plusieurs moyens pour enlever le tartre.

Les ultra sons. C’est le moyen le plus utilisé. Il est indolore (ou presque), et comporte très peu d’effets secondaires. Un fin embout métallique vibrant à haute fréquence est passé sur les surfaces dentaires recouvertes de tartre, ce qui permet de le décoller. De l’eau est constamment projetée, ce qui permet à la fois de refroidir l’ensemble et d’éliminer le tartre par cavitation. L’opération se déroule parallèlement à l’introduction simultanée ou à intervalles d’un aspirateur pour ôter l’eau, les projections de tartre et de salive s’accumulant.

Les instruments mécaniques. Il existe différents instruments permettant d’enlever le tartre, appelés curettes parodontales. Ces curettes éliminent le tartre par « grattage », en complément des ultra sons.

Les systèmes de type sablage. Il s’agit d’un jet d’eau chargé de fines particules de carbonates de calcium au goût salé. Ce dernier est projeté directement sur les dents par l’intermédiaire d’une buse. 

Ce type de détartrage est totalement indolore et très efficace.

Une séance de détartrage se clôt par le passage d’une ponceuse rotative enduite d’une pâte qui permet d’enlever des tâches sur les dents, suivi d’un rinçage de la bouche.

Un détartrage basique prend entre quinze et trente minutes pour un patient dont la bouche est en bon état. Sans intervention, le tartre qui se dépose à la surface de la dent passe progressivement entre les sillons (entre les gencives et les dents) et peut entraîner une gingivite. Les gencives sont douloureuses et saignent facilement. Si cette maladie parodontale n’est pas traitée, elle peut entraîner une perte irréversible des tissus de soutien de la dent qui se déchausse, puis tombe : c’est la parodontite.

 

Combien de séances sont nécessaires ?

Un détartrage est effectué en une séance ou 2 séances. Mais on le confond souvent avec le traitement des maladies parodontales. Cette incompréhension n ‘est pas anodine lorsque l’on sait que 51% de la population est atteinte de maladies parodontales, dont 20% sous formes avancées.

Les gencives qui saignent ou qui se rétractent, des espaces qui se forment entre les dents, des problèmes récurrents de mauvaise haleine… sont de vraies pathologies, souvent en relation avec la présence de plaque dentaire.

Le traitement consiste alors à éradiquer la cause en nettoyant parfaitement les dents. Cela peut demander plusieurs séances et il ne s’agit pas d’un simple détartrage mais plutôt d’une décontamination de la bouche. Le but est d’enlever à la fois le tartre et les bactéries, y compris entre la dent et la gencive, si c’est nécessaire. Il s’agit là d’un acte hors nomenclature et qui suffit pour soigner 50 à 60 % des parodontites.

 

D) L’orthodontie. Notre rôle est de dépister des anomalies chez un enfant ou un adulte, puis de l’adresser à un orthodontiste (chirurgien dentiste spécialisé en orthopédie dento-faciale).

Une consultation vers l’âge de 6 ans permet de déceler les dysfonctions qui perturbent le schéma de développement cranio-facial en influençant de façon négative le patron génétique la succion, mastication, déglutition, ventilation doivent être harmonisées pour un développement cranio-facial optimal.

Notre équipe sera ainsi à l’affût de l’interposition d’un doigt, de la lèvre, de la langue, ou d’un objet entre les arcades. Nous surveillons la façon de parler pour écarter un problème phonétique. Nous serons aussi attentifs aux anomalies dentaires, comme la persistance des dents de lait, les dents ankylosées, ou incluses, des anomalies de nombres (dents surnuméraires, ou dents absentes), les articulés inversés ou croisés.

Nous déciderons, avec l’aide de l’orthodontiste,  de l’âge idéal de l’appareillage qui dépendra de l’analyse des moulages et clichés radiographiques, mais aussi l’état général du patient, l’âge dentaire, le stade de croissance et de maturation et des anomalies associées.

 

Donc ce n’est pas parce que tes copains de classe ont un appareil que tu en auras un tout de suite !…

 

L’hygiène dentaire et alimentaire :

 

Qu’est ce que la plaque dentaire ?

Après chaque repas, lorsqu’il n’y a pas brossage des dents, des débris alimentaires restent collés sur et entre les dents. Les bactéries contenues dans votre bouche se nourrissent de ces débris et se multiplient, en particulier en présence de sucres (glucides),.

L’amalgame de ces bactéries et des débris alimentaires forme une pellicule blanchâtre appelée plaque dentaire.

 

A quoi est due la carie dentaire ?

Ces bactéries ont la capacité de sécréter des acides, plus particulièrement en présence de sucre, qui attaquent la couche protectrice de la dent, appelée émail. Une fois l’émail perforé, les bactéries se développent dans la cavité, ou s’accumulent des débris alimentaires qui les nourrissent. La cavité se creuse jusqu’à toucher la zone sensible située au cœur de la dent : la pulpe. A ce stade, la carie devient douloureuse et sensible au froid comme au chaud.

 

Que dois-je faire pour éviter les caries ?

L ‘élimination de la plaque dentaire est l’aspect essentiel de la prévention de la carie. Vous devez, pour cela, vous brosser les dents après chaque repas, avec douceur pendant au moins trois minutes.

Le brossage du soir après le dîner est le plus important. En effet, la nuit, vous produisez moins de salive, ce qui augmente le risque d’attaque bactérienne.

 

Comment dois-je me brosser les dents ?

Vous devez positionner la brosse à 45 degrés et descendre la brosse de haut en bas, puis la remonter. Vous devez éviter de brosser les dents horizontalement, ce qui ne déloge pas les particules alimentaires coincées entre les dents. Le brossage horizontal tend à rayer les dents, ce qui fragilise l’émail. Vous pouvez alterner des mouvements circulaires.

Vous devez brosser le haut et le bas séparément et chaque face des dents, sans oublier les dents de sagesse, situées au fond de la bouche et plus difficiles d’accès.

Durant le brossage, vous devez aussi brosser le bord de la gencive et la langue.

 

Les bons outils de l’hygiène bucco-dentaire

Vous connaissez tous la traditionnelle brosse à dents mais il existe d’autres outils qu’il faut utiliser pour avoir une parfaite hygiène bucco-dentaire.

 

Brosse-à-dents : irremplaçable et indispensable, celle-ci doit être utilisée idéalement 3 fois par jour, après chaque repas. Le but du brossage est d’éliminer la plaque dentaire déposée sur les dents. Vous pouvez opter pour une brosse à dents manuelle ou une brosse à dents électrique. Il existe trois catégories de brosses à dents manuelles selon la dureté des poils : durs, moyens ou souples. Pour trouver celle qui vous convient, prenez le temps de tester plusieurs modèles. En général, un modèle à poils souples convient à tous. Bien choisir sa brosse à dents consiste aussi bien à choisir la tête de sa brosse à dents : articulée, simple ou complexe avec des positions de poils différents. Une bonne brosse à dents doit parfaitement épouser vos dents et pénétrer sans difficulté dans les interstices pour une hygiène optimale. Il faut en changer au minimum tous les 3 mois. Alternative à la brosse à dent manuelle, la brosse à dents électrique permet un brossage très complet. Les têtes rotatives de ces brosses à dents sont souvent  rondes et très élaborées, pour atteindre à la fois les dents, les interstices et les sillons gingivaux. Là encore, n’oubliez pas de changer régulièrement les têtes . Pour plus de commodité, vous pouvez utiliser une brosse à dents électrique chez vous et une brosse à dents manuelle quand vous êtes en déplacement ou sur votre lieu de travail.

 

Fil dentaire : celui-ci est le complément utile voire indispensable de la brosse à dents. L’usage quotidien de fil dentaire en soie ou en nylon permet d’enlever la plaque qui s’accumule dans les interstices entre les dents, espaces difficiles à atteindre avec une brosse à dents et d’éviter les inflammations des gencives. Utilisez-le au moins une fois par jour. Si vous trouvez que ce n’est pas facile de s’en servir, il existe des porte-fil dentaires. Attention à ne pas faire de mouvements trop brusques qui pourraient blesser la gencive.

 

Brossette inter-dentaire : Pour les personnes ayant les dents déchaussées ou des prothèses qui laissent des espaces inaccessibles à la brosse, il est important d’utiliser des brossettes inter-dentaires pour éliminer la plaque dentaire à la base des dents, dans ces espaces plus larges, et stimuler la gencive. Elles se rincent après usage et peuvent donc être utilisées plusieurs fois.

 

Hydropulseur ou jet dentaire : Les appareils à jet permettent d’éliminer la plaque dentaire, les débris alimentaires et en même temps de masser les gencives. Il permet d’éliminer sous la pression de l’eau des débris coincés dans certains recoins inaccessibles avec une brosse. Cependant, il n’élimine pas les bactéries de la plaque dentaire, il ne remplace donc pas la brosse à dents et les brossettes . Les hydropulseurs sont particulièrement utiles aux porteurs de prothèses fixes ou d’appareil orthodontique.

 

Révélateur de plaque : le révélateur de plaque, qui se présente le plus souvent sous forme liquide, s’applique sur les dents. Il colore la plaque dentaire, le plus souvent en rouge, ce qui permet de la rendre visible. Cela permet de voir les endroits où le brossage doit être intensifié. Tant qu’il y a de la couleur, il y a de la plaque et il faut brosser. Dans un premier temps, vous pouvez l’utiliser tous les jours. Et une fois bien acquise votre technique de brossage, vous pouvez garder l’habitude de l’utiliser de temps en temps pour être sûr de maintenir une bonne hygiène.

 

Brosse pour appareil dentaire : ceux qui portent un appareil dentaire doivent utiliser une brosse spéciale pour appareil dentaire. 

Cette brosse est différente des brosses à dents classiques : elle est plus grosse et plus dure. Elle ne doit être utilisée que pour nettoyer l’appareil.

Tout cela ne vous dispense pas d’une visite annuelle au cabinet dentaire. Durant ce contrôle, vous pourrez demander à votre dentiste comment utiliser au mieux tous ces accessoires.

 

Que dois-je éviter ?

Le grignotage : la mastication d’aliments provoque l’augmentation de l’acidité dans votre bouche pour faciliter la dégradation des aliments. Votre salive a la capacité, au contraire de diminuer cette acidité. Son effet dure environ deux heures après un repas. Si vous grignotez entre les repas, votre salive n’a pas le temps de compenser l’acidité dans votre bouche. Les bactéries peuvent alors se nourrir dans cet environnement favorable et attaquer votre émail.

L’excès de sucre et/ou acide : il est recommandé d’éviter de trop consommer des aliments sucrés ou acides comme les boissons gazeuses, les bonbons, les jus de fruits, les agrumes (notamment le citron) …

Si vous le pouvez, finissez votre repas par des aliments qui peuvent baisser l’acidité buccale, comme un laitage ou un fromage.

Si vous ne pouvez pas vous brosser les dents après un repas, rincez vous la bouche à l’eau.

Pour les enfants en bas âge, il est formellement déconseillé de les laisser avec un biberon de lait ou de jus de fruits, voire une tétine trempée dans un aliment sucré toute la journée, et encore moins durant la nuit.

 

Mâcher un chewing gum, est-ce efficace contre les caries ?

Oui, s’il est sans sucre ! La mastication d’un chewing gum stimule la production de la salive qui, par ses propriétés anti-acides, a un effet protecteur contre les caries. Un chewing gum sans sucre et au fluor peut compenser l’absence de brossage après le repas du midi.

 

Le sevrage tabagique :

La porte d’entrée du tabac étant la bouche, le chirurgien dentiste est en première ligne pour constater les méfaits de la cigarette. Le premier motif de consultation est la coloration des dents.

Le tabagisme a aussi des conséquences dentaires : les gros fumeurs ont plus de caries que les non fumeurs. On observe chez les fumeurs des retards de cicatrisation importants en cas de chirurgie (implantologie, parodontologie). Le risque de maladie des gencives (parodontopathies) est de 2,5 à 6 fois plus élevé chez les fumeurs, le risque de pertes d’attache parodontale est plus que doublé (2,5 à 3,5 fois plus important). Et ces méfaits interviennent dès l’adolescence et augmentent avec le nombre de cigarettes.

Le tabac favorise également le risque de pertes dentaires.

Enfin, le tabac est un facteur de risque majeur des cancers de la cavité buccale, avec des fumeurs 6 fois plus touchés que les non fumeurs. Chaque année, 6000 nouveaux cas détectés en France.

 

Confrontés quotidiennement aux méfaits du tabac, les chirurgiens dentistes s’engagent de plus en plus dans la prise en charge des fumeurs.

Désormais prescripteurs de substituts nicotiniques, ils peuvent se positionner comme un véritable soutien des patients dans leur sevrage tabagique.

 

Outre l’accompagnement au sevrage tabagique, les dentistes peuvent aussi être des éducateurs de santé auprès des jeunes. « Une dépendance au tabac ne s’installe pas subitement, ni par hasard » indique le docteur Wemaere. Il ajoute : « nous avons la possibilité d’accompagner nos patients lors des visites régulières et ainsi, pour les plus jeunes, de retarder la prise de la première cigarette, voire de l’éviter ». Les examens bucco dentaires obligatoires des 6, 9, 12, 15 et 18 ans peuvent ainsi être l’occasion d’aborder le thème du tabac.

 

Quelques sites utiles :

www.mtdents.info

www.ufsbd.fr (union française pour la santé bucco dentaire)

www.prevention-tabac.com

www.blog.tabac-stop.org

http://fr-fr.help-eu.com/

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